Aventures littéraires et autres péripéties autour des livres

Coups de coeur et déceptions littéraires, bienvenue dans la bibliothèque d'une amoureuse des livres

19 novembre 2009

Nouvelles bibliothèques!

Ca devenait catastrophique. Les livres s'accumulaient de manière anarchique, les doubles rangées surchargeaient les étagères, l'ensemble devenant à la fois inesthétique et impratiquable!

Heureusement, nous vous avons eu un merveilleux bienfaiteur en la personne de Michel, qui a eu la bonne idée de changer ses bibliothèques et par conséquent de se défaire de ses vieilles (enfin pas tant que ça quand même!) Billy! Du coup, notre appartement s'est métamorphosé et nos livres ont pris leurs aises!

Et voilà, le résultat:

100_1100

100_1124

100_1108

100_1121

100_1122

Et sur nos nouvelles bibliothèques, quelques petits compagnons tout mignons pour nos livres!

100_1116

100_1115

100_1125

100_1126

Et avec tout ça il me reste même de la place pour pleeeeeeeeeiiiiinnn de nouveaux livres!

Posté par Isabelle A à 22:08 - ♥ Sur l'auteur - [5] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

09 novembre 2009

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Guernsey1

D’Isabelle à la blogosphère

                                                                        Le 9 novembre 2009

Cher blogolecteur,

Neuf novembre déjà. L’été indien laisse progressivement place à la froideur, annonçant ainsi les prémices de l’hiver, cet hiver qui, au mois de mars prochain, nous semblera ne jamais vouloir finir. Pour l’instant, nous extirpons notre garde robe hivernale du fond de nos placards et les écharpes remplacent désormais les paréos. Thé brûlant, plaids tout doux en polaire redeviennent des accessoires indispensables. Et quoi de plus adapté à ces températures déprimantes qu’un moment de détente accompagné d’un bon livre ?

Bien sûr, je suis obligé de reconnaître que mes temps de transport absolument démentiels constituent la majeure partie des fragments de mon emploi du temps consacrés à la lecture. Heureusement, ce week-end j’ai pu savourer quelques heures de fécilité, bien au chaud sur mon canapé, mon livre à la main et la théière fumante sur la table basse.

As-tu déjà pensé, cher lecteur, à ce qui nous poussait à lire tant de livres ? Hormis la quiétude et l’évasion provoqué par ces moments, je crois que nous recherchons en chaque livre celui qui fera écho à notre état d’esprit du moment, celui qui par la magie de ses mots, saura nous transporter loin de notre quotidien, apaiser nos craintes, exalter nos désirs. Or ce week-end, j’ai eu un livre de ce genre entre les mains, un de ceux qu’on savoure comme une petite douceur, qui constitue un havre de paix, un refuge contre le monde extérieur.

Grâce à lui, j’ai fait des rencontres. Et par n’importe lesquelles. J’ai côtoyé les membres d’un cercle littéraire, celui des amateurs de tourtes aux épluchures de patates. Le connais-tu ? A travers leurs correspondances, je me suis identifiée à chacun d’eux, au point de me sentir entourée par de vieux amis, des personnes qui comme moi ont trouvé refuge dans la lecture. Ils m’ont raconté comment, pendant la seconde guerre mondiale, alors que leur île de Guernesey était occupée par les Allemands, le monde des livres leur a offert une échappatoire, momentanée ça va sans dire, à l’horreur de la guerre.

A travers leur histoire, leur vécu, je me suis retrouvée. Bien sûr je n’ai pas vécu la guerre, mais moi aussi je connais le pouvoir de la lecture, son pouvoir de guérison. Moi aussi j’ai vibré, pleuré, espéré, pesté et grondé. Je me suis immergée dans un univers qui n’était pas le mien mais dans lequel je me suis sentie chez moi, à l’image de Juliet. Tout comme elle, j’ai vu les visages de Dawsey, Eben Isola, Amelia, Kit,… J’ai imaginé Elisabeth et Christian. J’ai été agacée par Mark. Tout comme elle, j’aurais voulu pouvoir me confier à Sidney et à Sophie. Tout comme elle, j’ai parcouru les chemins de Guernesey, contemplé la mer et respiré l’air iodé.

Voilà, que dire de plus, je suis partie, vraiment. J’ai voyagé. Ce cercle littéraire, il fut le mien le temps d’une trop courte lecture. Est-ce la forme épistolaire du roman, le choix des mots, l’atmosphère d’après-guerre ? Est-ce la bravoure de ces gens ordinaires ? Je n’en sais rien.

« Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu’à leur lecteur idéal », nous dit-on. Ce dont je suis sûre pour ma part, c’est que ce livre là, il a su me trouver, moi.

Te souhaitant une aussi belle aventure littéraire.

Amitiés,

Isabelle.

PS De nombreuses personnes, sans doute, ont apprécié cette lecture. Je te laisse les découvrir en faisant une petite recherche sur Bob. Il serait trop long et trop fastidieux de tous les citer, et trop injuste de n’en mentionner que quelques uns.

51KCLqLYGNL__SS400_

Crédits photos : Flickr et Amazon

Merci à Alapage pour l'envoi du livre

Posté par Isabelle A à 23:08 - SHAFFER Mary Ann et BARROWS Annie - [8] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

06 novembre 2009

Les anges rebelles

1282351_3184316

Depuis l’histoire du canapé, Maria est littéralement obsédé par son professeur, le beau Clément Hollier. Elle guette l’instant où il y fera allusion. Malheureusement, ce dernier semble bien plus préoccupé par ses propres travaux et la recherche d’un manuscrit original de François Rabelais. Tandis que Maria essaie de concilier doctorat et sentiment amoureux, un ancien élève et professeur du collège Saint John and the Holy Ghost, John Parlabane, fait sa réapparition entre les murs de la très vénérable institution. En véritable parasite, il envahit de façon brutale l’univers de Maria ainsi que le bureau du professeur Hollier. Parallèlement, le collège déplore la disparition d’un de ses enseignants, le Professeur Francis Cornish. Celui-ci, en collectionneur averti, a accumulé de nombreuses œuvres d’art, manuscrits rares et documents précieux dont il s’agit désormais d’organiser le partage entre les différents organismes inscrits au testament du vieux professeur. Ce dernier a désigné comme exécuteurs testamentaires trois de ses collègues : le Professeur Clément Hollier, le Professeur Urquhart McVarish et le Professeur Simon Darcourt. Toutefois, au moment d’achever leur travail, un manuscrit a disparu…

Je crois pouvoir dire que ce roman est le premier que je lis d’un auteur canadien. D’ailleurs l’action se déroule dans une université canadienne et nous plonge dans l’univers des érudits et de leurs préoccupations savantes. Néanmoins, les universitaires ne sont pas épargnés par les pulsions humaines. Au sein de l’université, rivalités, tensions, attirances, jalousies se font jour. Le roman dégage toutefois une atmosphère légèrement burlesque, rabelaisienne. Les personnages les plus mauvais nous apparaissent finalement comme assez ridicules.

Deux narrateurs se partagent le récit un chapitre sur deux : Maria Theotoky, la belle étudiante et Simon Darcourt, le pasteur anglican professeur de théologie, au caractère mou et à au physique bedonnant. Chacun livre sa vision des évènements.

Il m’est bien difficile de dire si j’ai aimé ou non. Cette lecture n’était pas désagréable. Néanmoins, certaines considérations philosophiques m’ont paru un peu trop indigestes. Certains passages souffrent de lourdeurs et j’avoue avoir parfois survolé quelques lignes sans les comprendre et sans avoir le courage de revenir dessus. J’ai également regretté d’avoir lu la quatrième de couverture car elle dévoile des éléments de l’intrigue qui ne surviennent que dans le dernier quart du roman !

« Les Anges Rebelles » est le premier volet de la trilogie de Cornish et bien que ma lecture ne m’est pas complètement transportée, je n’exclue pas pour autant de lire la suite : « Un homme remarquable » et « La lyre d’Orphée ». Une lecture enrichissante mais pas tout à fait enthousiasmante. Je note toutefois cet auteur, dont Florinette livre le portrait ici.

Un extrait : « J’avais essayé pendant un certain temps d’être un pasteur tel que le concevait Murray, mais je m’étais ensuite tourné vers l’enseignement universitaire parce que j’avais acquis la conviction que, selon des termes chers à Einstein, le véritable chercheur était le seul être profondément religieux à notre époque essentiellement matérialiste ».

Quelques avis sur cet ouvrage chez les Rats de biblio-net.

Posté par Isabelle A à 11:56 - Davies Robertson - [5] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

03 novembre 2009

La conjuration des importants

51T48PW5K3L

Je ne sais pas pour vous mais mes choix de lecture n’obéissent à aucun critère rationnel. Ils font le plus souvent écho à mes envies du moment, mes humeurs et aussi au hasard. Si il m’arrive d’acheter un livre sur les conseils de quelqu’un, le plus souvent je me laisse guider par un titre évocateur, une belle couverture, le thème développé ou encore le nom de l’auteur si ce dernier m’est connu.

Ainsi, le livre dont je vais vous parler est une découverte tout à fait digne de ce que je viens de vous décrire. Trouvé au rayon des romans policiers, j’ai tout d’abord été séduite par la couverture. Ou plutôt devrais-je dire les couvertures car il s’agit d’une série. Chaque tome présente en effet, la reproduction d’un tableau, en l’occurrence ici un morceau du « Chancelier Séguier » peint par Charles Le Brun au 17ème siècle. Cette couverture ainsi que le rayon où se situait l’ouvrage laissait présager un roman historico-policier. Voilà ce à quoi justement j’aspirais !

Le titre a ensuite attiré mon attention : « La conjuration des importants ». Il serait donc question de complot. Je jette ensuite un œil à la quatrième de couverture (que je ne lis en général pas jusqu’au bout de peur d’en savoir trop avant de débuter ma lecture) et j’apprends que le héros appartient à la profession des notaires. Or, il se trouve que c’est là le métier de mon cher et tendre ! Vous savez maintenant comment ce livre est arrivé entre mes mains.

Et s’il une chose qui se vérifie, c’est bien que le hasard fait bien les choses. J’avais à peine entamé ma lecture que La liseuse annonçait sur son blog la sortie en novembre 2009 d'une réédition ("Marius Granet et le trésor du palais comtal") et en février 2010 d'une nouvelle série inédite ("les enquêtes et les chevauchées de Guilhem d’Ussel, le chevalier troubadour") de cet auteur, Jean d’Aillon, que je venais tout juste de découvrir avec plaisir.

Pourtant ma lecture de « La conjuration des importants » commençait plutôt mal. Ayant oublié mon exemplaire de « L’ombre du vent », dans la lecture duquel j’étais alors plongée, et ayant un long trajet en train à endurer, il me fallait absolument lire quelque chose. Après avoir pesté pour cet oubli et m’être morigénée moi-même pendant plusieurs minutes, je me suis rappelé que j’avais eu la bonne idée de prendre un livre de secours !

J’ai donc débuté ma lecture par dépit ! Aussi, c’est peut-être la raison pour laquelle, la mise en place de l’intrigue ainsi que la présentation des personnages m’ont semblé un peu fastidieuses. Il m’a donc fallu un certain temps pour rentrer tout à fait dans l’intrigue. Mais une fois fait, j’étais tout à fait captivée !

Après tant de digression, je me rends compte que je ne vous ai toujours pas raconté de quoi ça parle ! Louis Fronsac, jeune notaire qui vient tout juste d’être fait chevalier, lui valant ainsi le titre de Chevalier de Mercy du nom de la propriété qui vient de lui être attribuée, est sollicité par un de ses amis, Gaston de Tilly, lui-même nouveau commissaire de police de la paroisse de Saint Germain l’Auxerrois, pour résoudre une enquête épineuse. Un de ses collègues, Babin de Fontenay, commissaire de Saint Avoye, vient d’être retrouvé mort, lâchement assassiné dans son bureau, où il a  été découvert, le crâne éclaté, la porte fermée de l’intérieur, un carreau cassé mais sans aucune trace de projectile. Quel est donc ce mystère ? Par quel procédé ingénieux le commissaire a-t-il pu être assassiné sans que sa famille, présente dans la pièce d’à côté, n’entende quoi que ce soit, sans qu’aucune trace d’infraction ne soit identifiée et encore moins d’arme du crime ni même de balle retrouvées ? Mais plus grave encore, cet assassinat a-t-il un lien avec les enquêtes sur lesquelles Babin de Fontenay travaillait ? Et si oui, laquelle ?

Les deux amis, Gaston de Tilly et Louis Fronsac, reprennent donc à leur compte les enquêtes du commissaire assassiné, des enquêtes qui vont les conduire sur la trace d’un meutrier sans scrupule mais également au cœur d’un vaste complot pour l’octroi du pouvoir royal.

Louons tout d’abord l’intrigue, qui je dois le dire, a su me tenir en haleine. En cela, il s’agit bien d’un polarintrigue policière et manœuvres politiques se trouvent inextricablement liées. Mais en outre tout cela se déroule durant l’année 1642-1643, et l’auteur, à travers le récit, parvient à nous livrer un véritable cours d’Histoire, que ce soit sur la ville de Paris, la condition paysanne, l’organisation de la justice, la hiérarchie policière, les intrigues de palais, la valeur monétaire, la généalogie des grands noms de la noblesse et d’autres choses encore. Jean d’Aillon confère ainsi à son roman une véritable épaisseur historique. Si certains passages explicatifs s’en trouvent ainsi parfois longuets, je dois dire que cela ne m’a gênée, bien au contraire. En revanche, mes lacunes culturelles et historiques m’ont alors sauté au visage et je n’étais pas loin d’attraper mes vieux manuels d’histoire pour mieux comprendre le contexte et le détail de certains passages.

Vous aurez donc compris que j’ai été totalement séduite par ce jeune notaire enquêteur. Au passage, cela m’a donné envie de revisiter certains quartiers de Paris et au gré de nos ballades, mon Chéri et moi avons enfin poussé la porte de l’église de Saint Germain de l’Auxerrois, où j’avoue que jusqu’alors, je n’avais jamais mis les pieds ! Je poursuivrais donc avec plaisir la lecture de cette série qui s’annonce pour moi source de plaisir et d’enseignement.

Posté par Isabelle A à 08:30 - AILLON (d') Jean - [5] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2009

L'ombre du vent

9782253114864

Ce livre, vous l’avez peut-être déjà lu. Pour ma part, il est tombé entre mes mains par hasard. Mon chéri, ayant lu un article sur le dernier livre de Carlos Ruiz Zafon, « Le jeu de l’ange », a eu l’idée de m’offrir « L’ombre du vent », cité dans l’article pour être tout à fait captivant. De plus, les deux ouvrages, « L’ombre du vent » et « le Jeu de l’ange », ont pour point commun de mettre en scène la même ville, Barcelone, mais également le même lieu, le cimetière des livres oubliés… Barcelone ayant été la destination de notre mini voyage de noces après le mariage et étant pour ma part et depuis toujours fascinée par les livres, il n’en fallait pas plus pour que mon tendre amoureux me colle ce livre entre les mains. Et je l’en remercie !

« L’ombre du vent » est en effet un véritable coup de cœur pour moi, un de ses livres qui se (nous) dévore. On est littéralement sur les pas de ses personnages, dans les rues d’une Barcelone oubliée, celle du franquisme ; une ville où transpirent encore les relents de la guerre civile espagnole.

L’action se déroule pendant les années 1940-1950. Daniel vient de perdre sa maman. Jeune garçon déboussolé, il vit désormais seul avec son père, brave homme rongé de tristesse et dont l’amour est dorénavant entièrement voué à son fils. Ils occupent un petit appartement situé au-dessus de la librairie que le père de Daniel a lui-même héritée de son père et dans laquelle, chaque jour, ils côtoient et chérissent les livres, souvent anciens, qui leur parviennent. En 1945 survient toutefois un évènement qui va déterminer le destin du jeune garçon. Son père le conduit dans un endroit à la fois mystérieux et secret dont il ne doit en aucun cas révéler l’existence : le Cimetière des livres oubliés. Gardé et protégé avec soin, ce lieu étrange constitue le dernier sanctuaire des livres dont plus personne ne se souvient. Des centaines d’ouvrage s’accumulent sur d’innombrables rayonnages en attendant de trouver un nouveau lecteur. Daniel, lui dit son père, devra choisir un ouvrage parmi cette multitude, un seul livre qu’il emportera mais qu’il gardera et dont il sera désormais responsable. Après avoir arpenté les allées, scruté les titres, caressé les reliures, le jeune garçon jette son dévolu sur un livre dont le titre a retenu son attention. C’est comme si ce livre l’avait toujours attendu ici, comme s’il avait toujours su que ce livre était pour lui. Il s’agit de « L’ombre du vent » d’un certain Julian Carax.

Tout m’a plu dans ce roman. Le cadre tout d’abord. Quel bonheur de parcourir à nouveau les rues de Barcelone à travers le regard de Daniel ! Pourtant le visage festif et gai de la ville actuelle est bien loin de l’atmosphère pesante, presque oppressante de la Barcelone des années 1950 rendue par Zafon. Les arrestations sont fréquentes, la torture des prisonniers est monnaie courante et bien que la guerre civile soit effectivement terminée, la terreur est toujours présente, comme une ombre rampante, une ombre qui prend souvent les traits de la police.

La plume de Carlos Ruiz Zafon est fluide, riche et percutante. Elle sert à merveille une intrigue merveilleusement élaborée. La lecture du roman de Julian Carax semble avoir tracé une nouvelle voie pour la vie de Daniel. Fasciné par le récit et par son mystérieux auteur, Daniel s’aperçoit rapidement que la possession même de l’ouvrage met sa vie en péril. Ainsi, au fil du roman, la vie de Daniel se trouve t’elle inextricablement liée à celle de Carax. Mais qui est cet auteur dont personne ne sait rien mais que tout le monde semble chercher ? Et qui s‘amuse à brûler tous les exemplaires des romans de Carax, comme pour en effacer toute trace ?

Les mystères font progressivement place à d’autres mystère au fur et à mesure que l’enquête de Daniel avance, tandis que celui-ci grandit et qu’avec l’adolescence surviennent les premiers émois de l’amour et les épreuves de l’amitié. M’arracher de ce livre était chaque fois une épreuve et je m’y replongeais ensuite avec avidité tant je m’étais attaché à Daniel. Comme lui, j’avais à cœur de percer ce troublant mystère, et une fois fait, je me suis sentie libérée. Voilà pourquoi « L’ombre du vent » est une lecture que je recommande chaudement…

Extrait : "L'Ombre du vent m'attendait, comme toujours, montrant son dos au fond d'une étagère. Je m'en emparai et je le serrai contre ma poitrine comme si j'étraignais un vieil ami que j'avais été sur le point de trahir. Judas, pensai-je."

Ce roman a enthousiasmé nombre de lecteurs, parmi lesquels Laurence, Jess, Allie, Uncoindeblog, Pimprenelle, Karine :) et Anjelica.

Posté par Isabelle A à 10:20 - ZAFON Carlos Ruiz - [11] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2009

Les Gouttes de Dieu

9782723463409_G

Shizuku Kanzaki mène une vie insouciante et travaille pour un distributeur de bières japonaises lorsque son père meurt en lui léguant un drôle d’héritage sous forme de défi. Grand œnologue mondialement réputé, Yukata Kanzaki a acquis en plus, de la très grande maison qui fut la demeure de Shizuku enfant, une impressionnante collection de vins dont la valeur est immense. Toutefois, à la veille de sa mort, le père s’est doté d’un fils adoptif, le jeune et brillant œnologue, Issei Tomine. Pour savoir lequel du fils naturel ou du fils adoptif remportera l’héritage, le vieil homme a laissé des dispositions testamentaires extrêmement précises : les deux jeunes gens vont devoir s’affronter dans un duel qui aura pour objet l’identification, lors d’une dégustation à l’aveugle, de 12 vins, qualifiés par le grand Yukata Kanzaki des douze apôtres. A l’issue de cette identification, le vainqueur découvrira également un treizième vin tout à fait exceptionnel, « Les Gouttes de Dieu ». Hélas pour Shizuku, il déteste le vin ! Issei Tomine a donc toutes les cartes en main pour remporter l’héritage. Mais Shizuku va vite se rendre compte qu’il possède déjà quant à lui un autre héritage inestimable légué par son père : l’éducation aux parfums et aux saveurs que son père lui a prodigué tout au long de son enfance.

gouttes_dieu_v2_136

Je peux bien le dire, « Les gouttes de Dieu » est le premier manga que je lis. Jusque là, ce genre me laissait complètement indifférente, persuadée que j’étais qu’il s’adressait essentiellement aux ados fanas de personnages aux jambes et aux yeux disproportionnés. J’avoue donc que ma connaissance de l’univers manga était (est toujours en fait) extrêmement limitée Et puis, l’idée de lire à l’envers n’était pas vraiment pour me séduire.

gouttes_dieu_pages

Seulement voilà, « Les Gouttes de Dieu », c’est également et l’air de rien, un manuel d’œnologie. Une sorte de « L’œnologie pour les nuls ». En effet, Shizuku, bien que doté d’un odorat et d’un palais extrêmement bien éduqués n’y connait goutte en matière de cépages, vignobles, domaines, terroirs, robe, bouquet, etc... Heureusement, il fait la connaissance d’une jeune étudiante en œnologie qui se destine à la profession de sommelier et qui lui apporte ses connaissances théoriques en matière de vins. Et, nous, par la même occasion, on apprend plein de choses ! D’ailleurs, pour parfaire nos connaissances les dernières pages de chaque tome contiennent de nombreuses explications, lexiques, cartes et autres informations tout à fait passionnantes ! L’intrigue, quant à elle, est plutôt bien ficelée et on se prend au jeu de cette quête aux indices, sorte de chasse aux trésors, sur laquelle les personnages nous entrainent. Le duel oppose également deux personnages aux caractères et aux parcours diamétralement opposés. On se prend d’affection pour Shizuku qui, fort de son ignorance théorique, illustre bien le fait qu’un profane peut tout à fait apprécier le vin à condition d’exercer son odorat et ses papilles. Seul petit bémol, après la lecture, vous serait irrémédiablement attiré par le caviste le plus proche de chez vous et les vins cités dans les pages des « Gouttes de Dieu » ne sont pas vraiment bon marché…

Attention, l’abus de ce manga peut s’avérer dangereuse pour la santé… et le porte-feuille ;-)

Gouttes_de_dieu

Posté par Isabelle A à 11:03 - ♥ Bandes Dessinées - Mangas - [4] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2009

Free Challenge! Hiiiiiiiiiiiiiiha!

Qui a dit que trop de challenges tue le challenge? Certainement pas Loula qui vient de lancer le challenge que tout le monde attendait! Vous n'avez pas envie d'être contraint dans vos lectures par un thème, un auteur, une époque? Alors ce challenge est pour vous! Tout ce que vous avez à faire, c'est lire autant de livres que vous voulez, selon les critères que vous voulez (ou mieux encore, sans critères du tout) et sur la période que vous voulez!. A vous de jouer donc!

C'est le Free Challenge et c'est chez Loula!

free_challenge

Posté par Isabelle A à 10:23 - [6] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2009

"Vous aimez la liberté? Elle habite la campagne."

"J'ai de la peine à quitter la ville parce qu'il faut me séparer de mes amis ; et de la peine à quitter la campagne parce qu'alors, il faut me séparer de moi.", Joseph JOUBERT, Extrait des Pensées.

Le retour à la terre, c’est juste ce à quoi j’aspire ces derniers temps : fuir la ville (Paris en l’occurrence…), le béton, la foule, la pollution, le bruit, le gris, la puanteur, le métro, l’anonymat, les transports en commun, les grèves dans les transports en commun, le manque d’espace, les loyers délirants… bref. J’y pense de plus en plus, que ce serait génial de vivre à la campagne, dans une vraie maison avec un jardin autour, d’entendre le chant des oiseaux (autres que des pigeons s’entend) le matin en me réveillant et pas le bruit de la circulation.

Alors quand ce « Retour à la terre » (édité chez Dargaud) me tombe entre les mains, forcément, ça fait écho, non pas à ce que je vis pour l’instant (puisque je n’ai toujours pas quitté le milieu hyper-urbain hélas...) mais à mon envie de vert, de silence et d’espaaaaaaaaaace !

Pourtant, Manu, lui, a bien du mal à s’adapter à son nouvel environnement, allant jusqu’à demander à ses potes de lui faire écouter le bruit du périph’ au téléphone. Parce que le bruit signifie l’activité bouillonnante; la foule et le manque d’espace, c’est aussi la garantie d’avoir ses copains à portée de métro ; alors que la campagne…. C’est l’isolement, la vie rustique, un monde où tout le monde se connait et se surveille plus ou moins. Pas facile de passer d’un extrême à l’autre !

Manu Larcenet et Jean-Yves Ferry, respectivement dessinateur et scénariste de cette désopilante bande dessinée, nous livrent des sketchs d’une demi-page sur le choc culturel engendré par ce déménagement. C’est très drôle et quand même assez caricatural mais pas toujours très loin de la vérité. Vivement que le tome 2 rejoigne ma bibliothèque !

Quelques extraits en images :

9782205057331 9782205057331_1

9782205057331_4 9782205057331_5

RetourALaTerre_04102002retourterre_t1_19394

Crédits photos : Fnac.com et Bedetheque.com

Posté par Isabelle A à 15:02 - ♥ Bandes Dessinées - Mangas - [10] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2009

"English Classics" : LE challenge

Moi et les challenges… hum… comment dire, c’est pas trop ça. Il faut dire que je manque un peu de disciplines pour me tenir à ce genre d’obligations. Et puis, la lecture, c’est soumis aux impulsions, aux intuitions, aux humeurs, aux envies alors j’avoue que j’ai du mal à leur imposer un carcan, si tentant qu’il ait pu être au premier abord.

Mais parce que j’aime me contredire moi-même, je me suis inscrite à mon premier challenge blogosphérique (bon d’accord, je m’étais inscrite dans une autre vie au challenge ABC, mais c’était en 2007 _ y a prescription non ?).

Donc disais-je, je me suis inscrite à un challenge, moi qui d’ordinaire ne le fait jamais, vu que je sais d’avance que c’est voué à l’échec… Mais là, c’est différent ! Et oui, car ce challenge là, il est à ma portée !

C’est Karine qui nous le propose et elle a déjà fait moult adeptes !

Voici le principe :

-         Lire deux romans "classiques anglais" avant le 31 décembre 2010 (on peut commencer tout de suite. Ca fait donc 1 an et 3 mois pour faire le challenge!)

Simple et réaliste non ? Même moi je crois que je peux y arriver ;-) Et vous ?

English_Classics

Posté par Isabelle A à 12:40 - ♥ Challenges - [5] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2009

I'm back!

Mon dernier message date du 20 mai… Je sais, je suis pétrie de honte. Mais j’avais prévenu que ce blog ne devait jamais, ô grand jamais ! devenir pour moi une obligation. Evoquer mes lectures doit rester un plaisir et si plaisir il y a, le temps me fait souvent cruellement défaut pour relater ici mes nombreuses aventures littéraires…

Or depuis, le 20 mai, il s’en est passé des choses….

D’abord, il y a eu ça :

6256_128199413035_609803035_2561727_4625395_n

Ensuite il y a eu une escapade à Barcelone :

pt51945

Et enfin, un voyage idyllique en Afrique du Sud !

101_0509

Lors de notre séjour en Afrique du Sud, je suis d'ailleurs devenue une inconditionnelle du thé roobois, vous savez ce petit arbuste qui ne pousse qu’en Afrique du Sud et même qu’en fait c’est pas vraiment du thé mais que ça se boit comme du thé et qu’on l’appelle même le thé rouge, rapport à sa couleur ? Vous voyez pas ? Mais si, souvenez-vous lors du Swap Africa Jeunes, Tiphanya m’avait offert un sachet de roobois rhubarbe-coco (délicieux d’ailleurs !).

Pendant cette interruption, j’ai tout de même trouvé le temps de lire. Et voici une petite liste non exhaustive et dans le désordre des livres qui me sont tombés sous la dent et dont j’aurai du vous livrer la critique… Comme vous pourrez le constater, il y  a à boire et à manger. Au programme, coups de cœur, lectures d’été légères et digestes, chick lit et romans policiers. C’est parti !

-         José Carlos Somoza, La caverne des idées : Un roman tout à fait exceptionnel d’un auteur dont j’avais déjà beaucoup apprécié « La théorie des cordes ». José Carlos Somoza nous entraine ici sur les traces d’un mystérieux meurtrier de la Grèce antique ! Mais plus que cela le roman est une formidable mise en abîme où passé et présent se mélange, fiction et réalité ne font plus qu’un et où les notes du traducteur n’en sont pas vraiment... Troublant, magistralement écrit. Un véritable coup de cœur.

-         Douglas Kennedy, La femme du Ve : Un Américain se réfugie à Paris pour fuir la vindicte et le scandale dont il fait l’objet chez lui. Il va faire la rencontre d’une femme mystérieuse qui va l’aider, d’une drôle de façon, à reprendre le contrôle de sa vie. Ce livre m’a été offert par Laconteuse dans le cadre du swap USA.

-         Jane Austen, Orgueil et préjugés : Ce printemps, Jane Austen était partout sur la blogosphère ! C’est bien simple, un culte lui est tout simplement voué ! Alors à force de lire tant de louanges sur son œuvre, mes attentes étaient immenses. J’ai donc commencé par le classique des classiques : « Orgueil et Préjugés ». Et bien, il faut le lire pour y souscrire… c’est un chef d’œuvre !

-         Stieg Larsson, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes : la fameuse trilogie Millenium qui m’a littéralement transportée ! Au fond, je me rends compte que je suis TRES bon public, car généralement ce qui plait au plus grand nombre me plait aussi… bah oui, pas originale la fille… Mais c’est surtout que l’engouement que suscite cette trilogie est parfaitement justifié ! Une intrigue bien ficelée, des rebondissements inattendus, des personnages attachants et complexes : une vraie drogue tout au long de la lecture !

-         Stieg Larsson, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

-         Stieg Larsson, La reine dans un palais de courant d’air

-         Rex Stout, Deux portes sur la mort : Grâce à la lecture de ces deux nouvelles policières, j’ai découvert Rex Stout, auteur américain et son truculent héros, Nero Wolfe, détective haut en couleur, qui à la manière d’un Hercule Poirot obèse qui se serait toqué d’une nouvelle passion pour les orchidées, aime à faire fonctionner ses « petites cellules grises », confortablement assis dans son fauteuil et l’estomac plein ! Assisté du jeune et dynamique Archie Goodwin, alter ego d’Arthur Hastings en plus jeune et moins gentleman, il résout les énigmes policières avec une excentricité tout à fait poiroesque. Je pense que je ne serai pas sans recroiser leurs routes tant j’ai apprécié ces deux personnages, même si, il faut bien le dire, l’intrigue m’a semblé bien moins ficelée que chez cette chère Agatha !

-         Sophie Kinsella, Confessions d’une accro au shopping : De la lecture estivale comme je l’aime, marrante, pas prise de tête… et forcément, pas très intéressante en fin de compte. Mais ça distrait !

-         Sophie Kinsella, L’accro au shopping se marie : J’étais alors moi-même en plein wedding stress en lisant cet opus des aventures de Becky Bloomwood. A déconseiller aux futures mariées !

-         Sophie Kinsella, L’accro au shopping attend un bébé

-         Agatha Christie, Témoin indésirable : Agatha, chère Agatha… Il n’y a rien qui puisse me plonger dans pareille félicité que la lecture d’un de ses romans. Je m’y sens comme dans un cocon : vieille Angleterre, vieille femme assassinée, atmosphère vieillote et personnages vieux-jeu… j’adooooooooore !

-         Agatha Christie, Les indiscrétions d’Hercule Poirot

-         Adrien Goetz, A bas la nuit : Un magnifique roman de l’auteur d’ « Intrigue à l’anglaise » ! Il est écrit à la première personne du pluriel, ce qui est somme toute peu commun. Un jeune couple de conservateurs fraichement mariés se retrouve impliqué dans une sombre affaire d’enlevèment. La rançon demandée n’est autre que plusieurs tableaux de maître sans lien apparent les uns avec les autres. Il est question d’art et de naissance, car à travers es personnages l’auteur, en effet, s’interroge : faut-il être bien nait pour être connaître l’Art ?

-         Agatha Christie, Une autobiographie : Une autobiographie donc, écrite sur plusieurs années, à une époque où la Reine du crime a déjà 70 ans passés et une  longue carrière littéraire derrière elle ! J’y ai découvert une femme pleine de courage qui n’a pas eu peur de voyager seule au Moyen Orient après que son premier mari l’ait quittée, une femme modeste qui ne s’est considérée comme écrivain que très tardivement alors qu’elle avait déjà publié plusieurs romans mais également une femme particulièrement conservatrice, qui si elle a su évoluer avec son temps et se défaire des lourds principes victoriens, n’en a pas moins développé des idées qui m’ont parfois choquée (notamment tout un passage sur l’incurabilité des êtres mauvais et la peine de mort comme éradication de ce mal…).

-         Harlan Coben, Temps mort : la lecture de mon premier Harlan Coben et ma rencontre avec Myron Bolitar, je la dois aussi à Laconteuse… C’est bon, efficace… du polar comme j’aime !

-         Harlan Coben, Rupture de contrat : Myron Bolitar, mon héros…

-         Harlan Coben, Du sang sur le green

J’en ai peut-être oubliés, ma bibliothèque est sans dessus dessous, la rentrée est assez mouvementée et la reprise difficile après les évènements de l’été, alors… On respire, on reprend son blog en mains… et en avant pour de nouvelles aventures (littéraires of course ;-)!

Posté par Isabelle A à 14:40 - ♥ Sur l'auteur - [7] Aventuriers en goguette - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »